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Début de la « grève du pain »

Le syndicat des boulangers de Polynésie française met, ce lundi, sa menace de grève à exécution. Le mouvement est présenté comme étant illimité dans sa durée. Il concerne toutefois uniquement la baguette de pain et non pas les autres produits réalisés par les boulangers.

Dans un communiqué, le syndicat des boulangers a de nouveau expliqué, lors du week-end, sa position, à savoir que, selon lui, l’augmentation des charges liées à leur activité justifie pleinement cette demande de hausse du prix du pain.

Le syndicat des boulangers parle ainsi d’un « légitime réajustement » et, par la même occasion, critique le président de l’Assemblée de Polynésie française, Jacqui Drollet, qui était intervenu sur le sujet, en l’invitant à « rester dans ses prérogatives législatives » et à mieux « contrôler la nature de ses informations ».

Proposition revue à la baisse

Les boulangers, menés par le président de leur syndicat, Franklin Sui, estiment avoir déjà fait beaucoup de concessions en ayant revu à la baisse leur demande d’augmentation du prix du pain de 70 Fcfp initialement à 60 Fcfp – au lieu de 53 Fcfp actuellement.

Les derniers contacts avec le gouvernement, jeudi et vendredi, n’ont en tous cas pas fait avancer le dossier, le ministère de l’Economie ne proposant toujours qu’une augmentation de 2 Fcfp, ce qui reste « insuffisant », a indiqué Franklin Sui joint lundi matin par Tahitinews. « Le mouvement est suivi par la majorité des boulangers à Tahiti. La balle est désormais dans le camp du gouvernement », a-t-il indiqué.

En parallèle, un référé est en cours auprès du Tribunal administratif afin de faire une expertise sur les éléments constitutifs du prix de la baguette de pain.

 

Le communiqué du syndicat des boulangers transmis ce week-end aux rédactionsTélécharger l'article en PDF